Parce que tu es dominé

À la lune ennuagée
que n’ai-je dit que je n’ai joué
pour te ravir à la nuit.

Au soleil sourd et muet
que n’ai-je vu que je n’ai voué
aux gémonies de l’aurore.

À la marge que des miettes
À la barre que des viets
congres huants.
Attila fashion viande
vent d’égout, temps d’attente
fièrement bande en groupe.

Oh tu viens de loin
t’as fait du chemin tu voudrais
poser ton passé, sur la table
entre le sable et la paille
le fer encore chaud, douillet
que la glace, rougie, tachée
requinque.

Je n’ai pas eu de sel quand tes larmes ont coulé
L’as tu gardé ? L’as-tu perdu ? Vassal usé

Les bras m’en tombent alors, nu et donné
qu’ils dépècent le peu qu’il me reste
à suer.

Rasade

la femme est fonction
souffle long, brut, rond
aucune question
Elle sait de toute façon

à l’entendre on est court
inutile de s’enfuir
sentir le fil inné
rendre et courir encore

l’avoir à l’avantage
ne pas se laisser tordre
il faut prouver, se taire
et bien l’apprendre

je peux la dégrader
lui mordre l’appétit
elle aura toujours faim
de moi et d’autres mondes

allons la taquiner
à plusieurs et bruyants
qu’elle entende et sous peu
sur elle tous grondent

à peine un cil a battu
que sais-tu petit
du désir d’ordre ?
lance !

tu veux lui faire
luire dans ses chants
voler tendu
et te répandre

la lande est ferme
sa chair est tendre
ne garde rien
tu seras bu

Action co

Sont-ce les simagrées à la longue ?
tu rends plus l’autre encore
des plis partout à jouer des glandes
bagout de bifide et pis en stock.

Lâche un graal au statut
met du leur, enjoiesé
et là tu prends quand même
la moitié oui mais c’est…
mieux qu’hier tu l’essuies.

Mineur à la prochaine
répitant j’entre un flux.

Chasse en sortie l’impression laissée
des files de files et des seaux de lest
à rincer, râles commer, post-cure épris d’heurts.
Demi-sel à la charge, appuie l’appât opté
vaniteux marécage, sèche la prise au contact
un caprice, et la passe à l’œil glisse
aux écailles émèche l’ire à dessein.

Demi-molle sur embase, accoudé, termittent
par à-coup du grand large, mystère fade
les étoiles à poil cachent un ressac
déplie l’horizon, sale, à la foi triche.

Finir un vol de nuit au clair de poche
longitude de sous-sol en travers
décolle un gris d’ombre en roulis.
La moche freine, coche la reine d’un quart d’heure
l’arène claque en quête de gages
gammes de corps, crue des cœurs, bruit.

Débattus dans les mailles d’un filet d’eau plate
les fervents s’aiment, entichent à la gueule du pliant
la maîtrise fout la gaule, les fondations dégorgent
la curée craint les fuites, dans la ruée pavide
pompe encore les deniers, les promesses à crédit
l’âme à jour, la criée.

Dessous

Des sacs d’os à gros seins
des vieilles moches à gros sacs
des michetons acrobates
des toxs aristocrates

en face

Épris par cœur, poches pleines de quoi
j’aime la souplesse en forme de soir.
Des gueules à verrou verrotent
les bouches d’or suçotent.
Vriller dans l’ombre, mes rayons brisent l’écorce
obligent le corps à l’amant clos, ouvrent les portes.

Mille chemins s’offrent aux jeux de l’art fauve
mais seul un mène au pot.
Riches et pauvres se paument en voulant tout trop vite
nymphes et faunes se pâment en allant doucement.

Bien sûr le temps s’achète, il faut dompter les heures
ne pas croire au bonheur de peur qu’il ne s’entête
aller de liane en lianes ou s’ancrer sans remords
fertiliser les ports où l’on choisit de naître.

Quand le champ des possibles est à portée de tir

Baiser à l’ancienne, doux murmures, aubaine
je parle à l’enfer, ardent damné
Ne sait-il que hanter ? Ne sait-il que luire ?
ne me dis pas merci avant d’être venu.