Duelle

La main pleine a la mainmise
la main vide a l’âme avide
tu donnes, tu reçois
tu déçois, tu rends.

Celle-la qui marche à la prise n’aime que l’amour qu’on lui voue, mérite aussi bien la bise, qu’une baise torride elle avoue ses penchants pour la viande crue complice du sang et des fluides par la lune sait rendre furieux, de désir ou livide.Les forts comme les faibles cèdent
avec ardeur à sa loi rendue quand elle seule décide à qui ses faveurs échoient.

Tu pourrais te croire libre insoumis fier de tes ailes
allant d’une prise à l’autre ne sachant qui est laquelle
oubliant jusqu’au parfum de celle qui matin, la veille
les hanches nouées aux tiennes, hurlait sous les coups de reins.

Tu peux t’enorgueillir de tant d’exquis succès
n’avoir aucune excuse pour la chair vexée
et nourrir tes ruses de paroles obscènes
propices à dessaler les plus fermes vertus

La main pleine a la mainmise
la main vide a l’âme avide
tu donnes, tu reçois
tu déçois, tu vides.

Vague humaine

J’ai dû le corps j’ai dû la voix
dans une foule d’urnes vides
me prendre par la main sans rire
contre un croissant, pour une croix.

Prédateurs et proies mobilisent
tous azimuts la piétaille reine
au bal des cocus plus de peine
venger l’humour en marchant droit.

Dans la vague humaine un détail
je traine lourd mes pas perdus
marcher comme le fait le bétail
me rend douteux même rendu

Les dernières nouvelles à rebours
des tireurs d’élite veillent au grain
postés sur les toits du parcours
quelle sera leur cible demain ?