Bit Suprême

Ton cas sait me surprendre,
en dévotion.
Au large la contrebande,
et les frissons.
Un troupeau devant le stand,
me fait des faux.
J’trouve pas l’bouton, j’trouve pas l’bouton.

Lèche-vie, trime sur un train fantôme,
commet l’amour entre les trombes
d’humeurs acides, aux blanches colombes
feule un ultimatum atone.

Écumés les mutants griment,
un hectare en fuite.
Au bal carne-ivoire exhibent,
l’ombre des cimes.
La louve attend le verdict,
j’trouve pas l’enzyme, j’trouve pas l’enzyme.

Tas d’outrance assis en haut
la fosse à sillons flanche
scier les branches et rire au
terminal, cadavre étrange.

Au cul de la pyramide
les briques enfilent
des perles et des rétines,
osties du crime.
Carbone pour tous à l’air fibre,
lime invisible.
j’vois plus l’éclipse, j’vois plus l’éclipse.

Les doigts dans l’oeil du golem,
tactiles otages ambidextres.
Dés filés fiers d’être en miettes,
pitoyens du bit suprême.

l’Orgueil sait

Connaître à âmes égales ?
Quand j’entends battre message, à l’oral gît l’ambigu.
Les tympans confient le sens
au très sûr maître du sang,
qui ne juge qu’en jurant,
sur la chair des émotions.
Homme on émet des pets
comme femme émet des ondes
aucun doute ici cru, est-ce ainsi que l’on sait ?

La blonde aux lunettes noires
ou la brune peau d’ivoire ?
Forcément tu l’as vu
s’agiter tant et tant
que même le temps perdu
rigole en s’habituant.

Je ne mens qu’à la barre, devant les plus retors
j’ai l’oubli salutaire et l’aveu salissant
au front des statues taire
ou tendre le ressort, claquer dans
les doigts gourds de l’aveugle ciment.

Mon point de vue enfin champ de vision,
ni dehors ni dedans mais dévié.
Fixement volatile et saillant,
aussi sûr de mes failles je déplie.

Dans les bordels arrière,
sentinelles et commis savent garder froid le sang.
Nymphes et pourceaux salement gisent,
devant eux comme en famille.

N’oublie jamais qui tu es, ce que tu vaux vivant.
À l’orgueil toujours confie
ton âme et ton corps entier.
Qu’ils rient de ta fière bassesse et des coups que tu évites
en voltes et feintes d’esprit
qui ne porte bouclier.

Capitale gris

Décrocher jamais
même si jamais laisse
passer la bise, les coups,
dure toujours

des Heures en des années lasser
comment serais-je ?
Têtu la crête encore
verte

l’Air mignon sait dire l’impatience
secouer des gouts sûrs
trier les angles
dors

Lâche la grappe aux coeurs purs
demain sers fort
avec ou sans
mur

si j’Oscille
aussi fol, aussi fille
seul en selle, hanches pleines
tendre

Désir la joie la peine
capitale gris
si las d’aise, antidote
prie

Atelier vivant
une chambre un écran
ecce homo ciment
fraie