l’Orgueil sait

Connaître à âmes égales ?
Quand j’entends battre message, à l’oral gît l’ambigu.
Les tympans confient le sens
au très sûr maître du sang,
qui ne juge qu’en jurant,
sur la chair des émotions.
Homme on émet des pets
comme femme émet des ondes
aucun doute ici cru, est-ce ainsi que l’on sait ?

La blonde aux lunettes noires
ou la brune peau d’ivoire ?
Forcément tu l’as vu
s’agiter tant et tant
que même le temps perdu
rigole en s’habituant.

Je ne mens qu’à la barre, devant les plus retors
j’ai l’oubli salutaire et l’aveu salissant
au front des statues taire
ou tendre le ressort, claquer dans
les doigts gourds de l’aveugle ciment.

Mon point de vue enfin champ de vision,
ni dehors ni dedans mais dévié.
Fixement volatile et saillant,
aussi sûr de mes failles je déplie.

Dans les bordels arrière,
sentinelles et commis savent garder froid le sang.
Nymphes et pourceaux salement gisent,
devant eux comme en famille.

N’oublie jamais qui tu es, ce que tu vaux vivant.
À l’orgueil toujours confie
ton âme et ton corps entier.
Qu’ils rient de ta fière bassesse et des coups que tu évites
en voltes et feintes d’esprit
qui ne porte bouclier.

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