Tsom

Que verserais-je en toi fécond néant ?
infini véritable à tout péril absent
miroite l’invisible et le commencement
et les mots, les choses et les balbutiements.

peur de l’enfant borgne
peur de la femme-homme
peur du chien tripède
peur de l’eau de marbre

après seulement vient la distance,
et l’air d’y croire en plein négoce
ne plus rien voir d’autre que l’ordre
aimer la morsure des renforts

amour de l’arbre
amour de l’or
amour du noir
Amour ou Mort

lancer les lignes à travers sort
pour la reine et ses vœux sans bornes
un jour un an une vie donnés
par ceux qui chevauchent en rampant.

Trop petit, trop étroit. Monde en boîte de cirage même pas noir. Le cuir laisse l’eau le toucher, nettoyer
les crevasses et boucher les traces de coups. Alors j’y vois plus rien, le jour fou, la nuit sage, dormir debout
jusqu’au prochain trou de mémoire.
Dans la loupe de sacrés soirs se lèvent, dents de louves, griffes courbes chassent un sourire épris d’et puis,
d’autres méritent plus qu’une suite mais curieusement, se débinent. Pourquoi faire ? Y aurait-il meilleur
ailleurs ? Meilleure affaire pour si peu ? C’est que le temps ne m’est plus dû, il va son train et moi pour
tous -qu’ils s’élèvent nus, se couchent vêtus- n’ait guère de poids sur la mesure.
Encore que, j’ai quelques plis cachés pour nourrir la course et peut-être repasser, mais c’est si loin, si fin
que je circonspecte l’éventualité d’une découverte propice à mon retour, de la mesure me reste pour jauger
l’ingénieur, à qui le dis-je !?

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