Vague humaine

J’ai dû le corps j’ai dû la voix
dans une foule d’urnes vides
me prendre par la main sans rire
contre un croissant, pour une croix.

Prédateurs et proies mobilisent
tous azimuts la piétaille reine
au bal des cocus plus de peine
venger l’humour en marchant droit.

Dans la vague humaine un détail
je traine lourd mes pas perdus
marcher comme le fait le bétail
me rend douteux même rendu

Les dernières nouvelles à rebours
des tireurs d’élite veillent au grain
postés sur les toits du parcours
quelle sera leur cible demain ?

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