Aboulie

Est-ce enfin le déluge ?
J’ai beau voir et entendre
les humeurs de grabuge
rien ne me pousse au crime
je reste si tranquille

Autour de mon nombril
dansent des pacotilles
faire un pas de coté
pour d’autres appétits
ne me tente même plus

M’a-t-on coupé les ailes
pour me laisser les vivres ?
Si je n’ai rien gagné
comment casser le deal ?
Sur mon dos se dessinent
d’insatiables dépits

Bras ballants jambes lâches
la peau sourde et peureuse
de faiblesse louable
j’envisage un aveu
mais les mots se méfient

La langue pétrifée
et la gorge noueuse
je remache un début
de vague repentance
pour les après perdus

Aussi loin de la fin
que du commencement
de détresse connue
je macère ancillant
l’épiphane têtu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *